by eric/ mai 16. 2019/ 0 Comments/ Actualité

Couverture traité 7 lotus 1

Le Traité des Sept Lotus

Timothée, plongé dans le mystérieux Traité des Sept Lotus, se retrouve piégé dans la  » doublure du monde « . Incapable d’entrer en contact avec ses proches, qui ne le voient ni ne l’entendent, l’apprenti yogi va devoir user de malice et déployer des trésors d’imagination pour obtenir de l’aide…

Présentation de l’éditeur

Lorsque Timothée, jeune garçon amateur de skateboard et d’ésotérisme, tombe par hasard sur un exemplaire du mythique Traité des Sept Lotus dans la librairie de son vieil ami monsieur Balsamo, il n’en croit pas ses yeux. Écrit deux siècles plus tôt par le fameux yogi hindou Paramahansa Jojoba, cet ouvrage divulgue une série de postures que, dans leur grande sagesse, les Rishis de l’Inde antique avaient toujours tenues secrètes, et pour cause : elles ne peuvent être réalisées sans dommage que par une élite d’initiés.
Pressé d’acquérir les pouvoirs extraordinaires que confèrent ces exercices, Timothée en essaye successivement plusieurs et finit par projeter son esprit hors de son corps. Piégé dans la  » doublure du monde « , incapable d’entrer en contact avec ses proches, qui ne le voient ni ne l’entendent, l’apprenti yogi va devoir user de malice et déployer des trésors d’imagination pour obtenir de l’aide. Heureusement, il pourra compter sur celle de son meilleur ami, Badis Gougassian, un cartésien endurci doté d’un solide bon sens, mais aussi sur un autre soutien, beaucoup plus inattendu : celui de Paramahansa Jojoba en personne, resurgi du fond des temps pour venir en aide à son disciple fourvoyé.
Timothée apprendra alors à ses dépens que les grands Maîtres spirituels ne sont pas toujours aussi sages qu’on pourrait le croire.

Critiques

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Une « dangereuse lecture »

Dont Christophe Boutier est ressorti indemne, mais « plongé dans une sorte de béatitude, le sourire encore dessiné au coin de la bouche… »

http://colllafontaine.over-blog.com/2019/06/a-lire.le-traite-des-7-lotus-d-eric-boisset.html?fbclid=IwAR1dnRi5RwaKxd6I2NhOVfXMWh9BlN6LXwR4l6SadCnb3iYkPre0zRgPVtk

« Je viens de terminer la (dangereuse) lecture du petit dernier d’Eric BOISSET, Le traité des 7 lotus. Nul doute que bien des lecteurs vont se mettre en quête de ce traité. Il ne restera plus alors à l’auteur qu’à répondre de ses actes !

Ce formidable roman, qui rappelle bien sûr Le grimoire d’Arkandias, je l’ai dévoré avec enthousiasme, en quelques heures à peine. Le genre d’histoire qui fait du bien, le genre d’histoire qui fait éclater de rire, ce qui n’est pas si courant lorsqu’on lit, et qui, une fois le livre refermé, plonge le lecteur, dans une sorte de béatitude, le sourire encore dessiné au coin de la bouche.

Les pages du roman tournent, tournent… Le récit est fort drôle et terriblement enlevé !!!

Le traité des 7 lotus est un roman que l’on classera dans le genre du fantastique humoristique – au sujet étonnant, pas si courant que cela – qu’Eric BOISSET parsème savamment d’éléments de réflexions (sans jamais tomber dans le moralisme) sur le rapport que nous entretenons avec le livre et les jeux vidéos, la nécessité pour l’Homme de lectures et de s’interroger sur ce qu’il produit notamment en matière d’alimentation, de rapports avec ses congénères…

Comme happé par les moments de franches rigolades, avançant avidement dans ma lecture et les aventures de Tim, de Badis… je me suis parfois surpris à lire en diagonal (pas trop grande, quand même, la diagonale) certains paragraphes. Je dévorais ! Il me fallait alors me ressaisir. Tout aussi rapidement, je m’arrêtais et revenais sur mes pas. Il n’était décidément pas acceptable d’aller aussi vite. Le texte fourmille de subtilités, d’expressions, que je perdais au fil de mes accélérations inconsidérées. Je passais à côté de petites phrases si bien ciselées qu’il aurait été dommage de ne point en faire mon miel. En prenant mon temps, je profitais mieux des nombreuses trouvailles et me délectais alors des mots. Là est le danger de cette pépite de roman : le plaisir fait tourner la tête au lecteur qui tourne bien trop vite les pages et lui fait passer à côté de l’écriture ! Les « coquineries », aussi, fort utiles pour attacher le lecteur, font mouche.

La chaleur transpire, en effet, de ces pages matinées de fantastique joliment servies par des personnages, bien campés, loufoques à souhait pour certains, crédibles et réalistes pour la plupart, tous attachants dans leurs joies et dans leurs peines. Les relations entre les uns et les autres (ah, le frère et la sœur !) sont un vrai régal à suivre.

On sent qu’Eric Boisset s’est amusé à écrire Le traité des 7 lotus. Cela transpire pour la plus grande joie de nous autres les lecteurs. Voilà un bien beau roman qui, dans une société bien morose, fait beaucoup de bien à lire ! »

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